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Bien des quartiers animent le Marché
de l’Art à Paris sous des formes très
diverses et à des niveaux de qualité tout aussi
différents.
Dans tous ces quartiers, on achète et vend de la brocante,
des antiquités, des objets d’art. Mais au «
Quartier Drouot » on ne fait pas que vendre ni acheter.
On expertise, on enseigne, on syndicalise, on transporte,
on courte, on marchande, on rencontre des « crieurs
», des clercs de Drouot, on “laisse des ordres”,
on consulte des catalogues… Résultant d’un
extraordinaire effet de connexions, le « Quartier Drouot
» est le reflet d’une concentration unique de
métiers : plus de 800 personnes travaillent chaque
jour dans l’entourage de l’Hôtel Drouot,
le plus important lieu de ventes français et le troisième
mondial.
La plupart des métiers qui animent le quartier y ont
leurs sièges ou leurs bureaux, depuis les écoles
d’art jusqu’aux syndicats en passant par les éditeurs
de catalogues, les photographes, les experts, les courtiers,
les crieurs, les clercs, les collets rouges et autres transporteurs,
sans oublier les commissaires-priseurs, antiquaires et galeristes,
et l’ensemble des métiers annexes comme la restauration
ou l’hôtellerie.
De cette fusion est né un tissu relationnel très
dense amplifié par les 6 000 visiteurs quotidiens des
salles de ventes. Proximité, complicité, échanges,
collaborations, montages de ventes… Chacun vit sa passion
ou sa profession en se conformant aux règles pas toujours
écrites qui structurent le marché. |